La campagne 2026 en apporte quelques arguments sonnants et trébuchants. En amont des vendanges, Horizon Job a inscrit 429 candidats, mobilisés auprès d’une quarantaine de domaines. « Soit au total 2 135 intérimaires délégués sur 19 jours de vendanges, l’équivalent de plus de 110 ETP, avec un pic de 200 vendangeurs en activité sur une même journée », précise son directeur Thibault Bailly, tableau à l’appui.
Encore fallait-il les amener jusqu’aux rangs de vigne. Beaucoup viennent de Dijon et ne sont pas véhiculés. Horizon Job a donc monté une véritable petite entreprise de transport dans l’entreprise : 16 minibus avec chauffeurs, des navettes depuis les gares jusqu’aux domaines et une organisation quotidienne millimétrée.
Pour piloter l’ensemble, une « task force » maison : Sarah Penalvo, directrice de l’agence beaunoise, Hugo Reltien, chargé d’affaires référent pour la viticulture, Thibault Bailly et désormais Jeanne Luneau, nouvelle recrue chargée d’affaires basée à Nuits-Saint-Georges.
La souplesse est l’autre clé du modèle. « Certains travaillent plusieurs jours sur un domaine et peuvent ensuite, après un repos bien mérité, poursuivre les vendanges dans un autre domaine. Plus de la moitié des effectifs sont des habitués. La recherche de vendangeurs, elle, commence dès juillet et août afin de constituer suffisamment tôt ce vivier. »
Et surtout, Horizon Job s’engage sur une promesse simple : l’effectif demandé sera là. « Notre différence, c’est le zéro absent sur notre engagement. Si quelqu’un manque à l’appel, nous le remplaçons, y compris le matin même », résume Thibault Bailly. Exemple à Gevrey-Chambertin, où un domaine avait besoin de 42 vendangeurs : 42 se sont présentés. L’objectif affiché tient en une formule : 100% de satisfaction client.